dimanche 19 août 2012

Un vieux livre retrouvé…



Comme je l’ai déjà expliqué précédemment, je lis beaucoup sur format numérique. Plus pratique, plus actuel, il serait dommage de ne pas profiter de ce mode de lecture en vogue. Le support dont je me sers est mon smartphone, un mobile doté d’un écran suffisamment grand pour y lire dessus confortablement. 
Pour autant, je n’exclurai jamais de lire sur un support papier.
Un bon bouquin traditionnel reste un support unique, transmetteur de sensations olfactives, visuelles et tactiles qu'un appareil numérique ne pourra jamais apporter au lecteur.
A cet égard, j’ai retrouvé ces derniers jours le livre qui correspond parfaitement à cette description. 
Il s’agit d’un exemplaire original des « Hauts de Hurlevent » d’Emily Brönte, paru aux éditions Payot et datant de 1948.
Quelque peu écorné, imprimé sur un papier épais qui n’a jamais été blanc, coupé à l’ancienne, autrement dit de façon irrégulière, il sent le « vieux » livre, celui remisé des années durant dans une ancienne malle en cuir cachée au fond d’un grenier poussiéreux, un livre qui, une fois ouvert, dégage une odeur aussi riche de sensations que les mots contenus à l’intérieur pourront en apporter.
La texture de ses feuilles me fait penser à celles de tabac séchées, l’encre est par endroit un peu plus pâle, il fait 472 pages et son prix affiché est de 240 francs anciens.
Ce livre me vient de mon grand-père paternel et, hormis mon attachement lié à la transmission filiale, ce livre est pour moi l’objet précieux par excellence. Placé à côté de mon support numérique à l’intérieur duquel m’attend une centaine d'ouvrages, il est doté d’une présence que les livres de demain n’auront pas. Tangible, il prend sa place dans un meuble, et son vieil âge implique que l’on en prenne soin.
Même si je suis du genre à prétendre que l’histoire est plus importante que le support, il faut reconnaître qu’un vieux livre comme celui-ci ne peut laisser indifférent…

mercredi 15 août 2012

De la Terre au Ciel


Ce livre est mon deuxième recueil de poésie. Amorcé en été, poursuivi en automne, complété en hiver puis achevé au printemps de l’année suivante, je l’ai écris, les yeux plus souvent tournés vers la fenêtre de mon bureau que fixés sur mon écran, m’inspirant de ce que chaque saison pouvait apporter avec elle. Cette année-là, et plus qu’à l’ordinaire, j’ai pris le temps d’observer la nature qui m’entourait, et c’est ainsi que l’alternance du vent, de la pluie, de la neige et du soleil a suscité en moi l’envie de retranscrire, par des vers, les impressions fugitives ou persistantes qu’un nuage menaçant , un arbre dénudé ou un champ grillé par le soleil pouvaient me laisser. 
Observer et apprécier. Ces deux mots forment le siège de mon existence, celui dans lequel j’aime m’installer pour me remplir la tête des splendeurs alentour. Chaque paysage est un tableau de maître qu’il faut contempler avec respect et attention. Pour autant, et bien que la tentation soit grande, inutile de parcourir le monde pour se repaître d’un millier de paysages différents. Car avant d’aller trop loin, pour voir si l’herbe est plus verte chez le « voisin », il suffit de commencer par observer ce qui nous entoure et d’apprécier. 
La nature est belle, même à notre porte…