mardi 22 mai 2012

Vie d'enfant

"Vie d'enfant" est un recueil de poésie. Le premier, écrit en 2008.
Pourquoi des poèmes ? Je voulais des phrases courtes, musicales, pour parler du monde des enfants. Les poèmes m'ont donc semblé être le meilleur support. Certains sont drôles, tendres, d'autres plus tristes...
Les lire, c'est passer du sourire aux larmes, comme les enfants savent si bien le faire. 
Ma source d'inspiration ? Je n'ai pas eu à chercher bien loin...Mes deux garçons sont un condensé d'idées !
"Je les aime plus que ma vie", comme dirait mon petit, et c'est ce qui m'a donné envie d'écrire ces poèmes. 
Les enfants sont fragiles, précieux, ils ne choisissent rien, ils subissent. Certains ont de la chance, d'autres pas. Certains connaissent le bonheur, d'autres la douleur. L'inégalité est bien le premier linge à couvrir un nouveau-né...
Ces poèmes, c'est ma façon à moi de montrer que je les aime...

En voici deux extraits : 
 Lien éternel
En solitaire tu as commencé ta vie,
Tu es venu au monde par un bel après-midi.
Sous le soleil d’automne ton premier cri a jailli
Puis contre mon cœur tu t’es vite assoupi.

De longs mois après, par une belle journée,
Il nous a rejoints, ce petit frère bien-aimé.
De tes yeux surpris tu l’as un peu observé,
Et sans plus y penser, tu t’en es détourné.

Au fil du temps un lien, entre vous, s’est crée
Un sentiment si fort que rien ne pourra jamais briser.
Même si parfois vos jeux tournent en disputes enfiévrées,
Vos rancœurs d’enfants sont très vite oubliées.

Toujours ensemble mais tellement différents,
Toi le petit, tu veux faire comme le grand.
Quand l’un s’en va, l’autre le cherche partout,
A n’en point douter, vous vous aimez beaucoup.

Quelle joie de vous voir dans les bras l’un de l’autre
A vous murmurer des secrets qui sont vôtres.
Un élan d’amour, des câlins, des baisers,
Vous êtes, tous les deux, mes enfants adorés.


Vie éphémère
Tu tends la main vers la vie qui t’oublie
Tu t’accroches à tout ce qui peut te ramener.
La lutte est dure mais tu es un guerrier
Tu n’admets pas que tout soit déjà fini.

Retenu par un lit que chaque jour tu maudis,
Tu n’as que tes yeux pour parcourir le monde.
Tu détestes ce corps qui déjà te trahit,
Tu détestes ce corps enchainé par les sondes.

Tu rêves de quitter cette chambre aseptisée
Pour te sauver vers un lieu bien-aimé,
Ne plus sentir ces odeurs de souffrance
Mais respirer de plus douces fragrances.

On te promet que tu vas t’en sortir,
On te promet tant que cela te fait sourire.
Mais personne ne veut t’avouer la vérité,
Celle qui te donne tellement envie de pleurer.

Puis, un jour, tu comprends que la guerre est finie,
Tu t’es bien battu mais l’ennemi s’est durement acharné.
Pour toi une autre vie va bientôt commencer,
Alors tu pries pour qu’elle soit meilleure que celle-ci.



mercredi 16 mai 2012

Papier ou numérique ?


La coexistence actuelle du papier et du numérique est au cœur des débats chez les lecteurs endurcis. Et quel débat ! 
D’un côté, les irréductibles du traditionnel qui considèrent le papier comme le support onirique par excellence, de l’autre, les fervents de la technologie pour qui le numérique est le mode de lecture de demain…
Pour ma part, je me place entre les deux. Car même si les avantages du numérique sont évidents, et bien plus nombreux que le support papier, ils n’effacent pas encore ceux d’un bon bouquin à l’ancienne. L’odeur, le toucher du papier, le plaisir du feuilletage…autant de sensations difficiles à laisser déjà de côté. 
Est-ce suffisant, toutefois, pour ne pas adhérer à un nouveau mode de lecture ? Pas sûr…
Pour avoir lu à maintes reprises sur un support numérique (et pas un support adapté à la lecture puisqu’il s’agit de mon smartphone), je reconnais que ce mode de lecture est agréable, facile et surtout pratique.
En effet, j’ai toujours mon livre sur moi, je peux stocker un grand nombre d’ouvrages lorsque je pars en vacances, ma bibliothèque ne croule plus sous les livres…
En outre, et c’est là un avantage non négligeable, j’ai redécouvert le plaisir de lire des grands classiques sans débourser le moindre sou, car étant tombés dans le domaine publique, ils sont désormais gratuits au format numérique.
Nul doute que le livre papier a du souci à se faire. Sans parler du fait que l’un des supports est plus écologique que l’autre. 
Toutefois, cela n’enlève rien au fait qu’avoir un livre, un vrai, entre les mains est un moment de pur bonheur pour qui aime lire. En prendre soin, le recevoir en cadeau, le prêter parfois…Il y a des choses que le numérique ne pourra jamais apporter.
Bref, papier ou numérique ? Le débat pourrait s’éterniser pour qui voudrait convaincre son interlocuteur de l’intérêt d’un support sur un autre. Mais cela ne serait-il finalement pas un faux débat ? Car, de toute évidence, ce n’est pas le support qui fait le livre mais bien l’histoire elle-même et l’émotion qu’elle suscite. Une histoire gravée sur une pierre restera une histoire. Mais personne ne vend de pierres…

mercredi 9 mai 2012

La Pierre de Gal-Hyr


La pierre de Gal-Hyr, « le royaume de la Terre » est le tome 1 d’une série qui en comporte 5.
Classé dans le genre fantastique, le livre raconte l'histoire de 5 enfants projetés dans un autre monde pour récupérer les fragments d’une pierre magique qui permettra d’anéantir le Seigneur du Mal.

Cinq années ont passé depuis sa publication chez « Manuscrit.com », alors pourquoi n’y a-t-il encore qu’un seul tome sur le marché ?
Plusieurs raisons expliquent cet arrêt momentané.

La première, et non des moindres, est qu’à l’époque, je commençais sérieusement à écrire et que les idées se bousculaient dans ma tête. Je voulais tout écrire en même temps ! Il a donc fallu faire des choix, et j’ai privilégié les nouvelles idées au détriment de celle-ci, pensant travailler sur la suite dès que l’occasion se présenterait.
Elle s’est présentée, et le second tome a été écrit.

C’est là qu’intervient la deuxième raison. Entre ces deux tomes, j’ai lu plusieurs livres et articles du style « comment devenir écrivain », histoire de ne pas écrire n’importe comment, sans parler du n’importe quoi. 
L’idée de la Pierre de Gal-Hyr est plutôt bonne mais, après mûre réflexion, le livre nécessiterait d’être retravaillé pour affiner le style et ôter les longueurs et les mots lourds, redondants, dont j’usais et abusais à l’époque. En effet, j’ai constaté avoir eu un certain penchant pour les adverbes se terminant en "-ment" tels que, « violemment, férocement, chaleureusement, fermement… » , des mots qui me semblaient, à ce moment-là, aussi nécessaires que la ponctuation !
Grossière erreur, me suis-je rendu compte. Ces mots n'ont pas, ou peu, d'utilité et, au final,   alourdissent le style au point de rendre la lecture quelque peu pénible. Aussi ai-je décidé de retravaillé le premier tome avant de sortir le second.

Et là, arrive la troisième et dernière raison. Mon souhait serait que la nouvelle édition du tome 1 soit publiée de la même façon que mes derniers romans, à savoir en auto-édition chez TheBookEdition. Or « Manuscrit.com » est mon premier éditeur pour ce livre et, à ce titre, détient les droits correspondants. La question qu’il me reste à résoudre est donc de savoir si cela serait transgresser ces droits que de procéder à une auto-édition ?

Quoi qu’il en soit, le projet n’est pas abandonné, seulement mis de côté. Les trois derniers tomes sont déjà dans ma tête, prêts à être mis sur papier…

mardi 8 mai 2012

"On a roulé sur la Terre"

Livre écrit par Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, "On a roulé sur la Terre" est un récit d'aventure surprenant que j'ai découvert et lu récemment.
En 1994, ces deux hommes, alors âgés d'une vingtaine d'années, décident de parcourir le monde à vélo en un laps de temps limité : une année. Ils traverseront ainsi une trentaine de pays à la seule force de leurs mollets, parcourant plus de 25 000 km et vivant chez l'habitant.
Ils ont tout vu : le meilleur comme le pire. Ont tout enduré : le pédalage facile, portés par le vent, comme la lutte contre les éléments naturels. Sable, neige, pluie, chaleur, froid, les ont ébranlés à chaque étape sans que jamais ils ne flanchent.
D'autres obstacles, plus humains ceux-là, se sont également érigés face à eux, leur refusant les visas nécessaires au passage de certaines frontières. La patience, puis la chance, ont eu raison de ces empêcheurs de tourner en rond, leur ouvrant la porte de pays inaccessibles pour que défilent sous leurs roues les milliers de kilomètres les séparant de leurs proches.
A la lecture de ce récit, on dénote un courage évident, de l'audace, une abnégation flagrante, et parfois même de l'inconscience. Ils ont fait fi de leurs douleurs, de leur fatigue, de leur épuisement aussi, pour aller jusqu'au bout de leur rêve et boucler la boucle.
Difficile, enfin, de ne pas remarquer cette grande part de chance dont ils ont bénéficié tout au long de leur voyage. Parfois, croyant pédaler seuls et sans danger, ils ne voyaient pas la mort pédaler farouchement derrière eux, essayant de parvenir à leur hauteur pour mettre un terme à cette folle équipée...
Une belle leçon de vie, une belle aventure...

vendredi 4 mai 2012

Nolan et la poudre magique

Commençons par le commencement...
"Nolan et la poudre magique" est mon premier livre. Contrairement à ce que laisse présager le titre, cela n'a rien à voir avoir une histoire fantastique...
Ecrit en 2006, je ne l'ai pas relu depuis, inquiète, sans doute, à l'idée d'y déceler des coquilles de débutant. Toutefois, l'histoire est belle et nécessite, pour les plus sensibles, d'avoir un petit mouchoir au creux de la main...
L'idée de ce livre m'est venue après avoir vu le film "Léon" en 2004. Cela remonte à loin mais je me souviens avoir eu envie d'écrire quelque chose sur la vie d'un enfant plongé dans le monde de la drogue.
Touchée, sans aucun doute, par le destin de l'héroïne qui n'est qu'une enfant, mais plus encore parce qu'à l'époque, j'étais une mère toute "neuve", très sensible, donc, aux tourments vécus par un enfant, quel qu'il soit.
Ce livre a été, pour moi, une révélation : l'écriture est un art passionnant. Exigeant aussi car il faut l'exercer chaque jour, et faire preuve de patience, de rigueur, d'imagination.
Voltaire dit que "l'écriture est la peinture de la voix"...L'image me plait et me semble juste.
Avec "Nolan et la poudre magique", j'ai pris la plume comme je prends un pinceau, et je me laisse désormais porter au gré des mots pour noircir des pages comme je peins un tableau...